Position

La couche locale doit exister.
Sans s'opposer aux modèles cloud.

Les modèles cloud font ce qu'ils font bien.

Les très grands modèles d'intelligence artificielle, hébergés dans des centres de calcul distants, mobilisent une puissance que peu d'appareils personnels peuvent offrir. Ils traitent des charges générales, des tâches de production, de la recherche, de la génération à grande échelle. EVA-I ne conteste ni leur utilité, ni leur place.

Mais une couche manque entre l'utilisateur et ces modèles.

Lorsqu'un utilisateur s'adresse à un système d'intelligence artificielle, il ne le fait pas comme un anonyme. Il s'adresse en personne, avec son historique, ses préférences, ses repères, sa mémoire d'interactions précédentes et son contexte personnel — agenda, documents, correspondance, voix.

Cette information est, par nature, la plus intime. Elle est aussi celle qui détermine la qualité réelle de l'interaction. Sans elle, les réponses restent génériques. Avec elle, elles deviennent pertinentes.

Cette couche d'identité et de contexte ne devrait pas voyager à chaque requête vers des serveurs distants, ni être agrégée dans des bases d'entraînement collectif. Elle doit rester l'attribut exclusif de l'utilisateur, sur son appareil.

EVA-I conçoit cette couche.

La société développe des solutions d'intelligence artificielle qui s'exécutent localement, sur les appareils des utilisateurs, en s'appuyant sur les frameworks d'inférence locale disponibles sur les plateformes Apple Silicon. La personnalisation est opérée localement, la mémoire est stockée localement, les modèles tournent localement.

Quand un appel à un modèle cloud est utile, il est déclenché explicitement par l'utilisateur, depuis sa couche locale, vers le fournisseur cloud de son choix — sans qu'EVA-I s'interpose ni n'observe le contenu de l'échange.

Ce qui en découle, opérationnellement.

  • Les conversations, documents et données utilisateurs ne sont jamais transmis à EVA-I.
  • Aucune télémétrie d'usage n'est collectée par les solutions distribuées.
  • Aucun compte n'est requis pour utiliser ces solutions.
  • Les modèles employés sont issus d'écosystèmes ouverts et auditables.
  • La personnalisation reste sous le contrôle exclusif de l'utilisateur.

Ce n'est pas une opposition.

EVA-I ne se positionne pas contre le cloud. La société conçoit une couche qui en est complémentaire, et qui rééquilibre la relation : l'utilisateur reste l'origine et la destination de son propre contexte ; le cloud devient un outil appelé ponctuellement, et non un dépositaire permanent.